Quelques chiffres utiles

Cadre général


Dans le cadre de la protection de l’environnement et l’amélioration de l’esthétique des villes et dans le souci de maîtriser le
phénomène d’empiètement des terrains nus, des terres agricoles, des carrières abandonnées et des aires naturelles (sebkhats,
forêts, oueds, plages…) en afin d’éviter la création des décharges anarchiques de tous types des déchets (les déchets de
démolition et de construction et des jardins).
Malgré l’initiative de certaines communes de réaliser des campagnes de propreté de temps à autre, ces décharges ne tardent pas
à réapparaître et sont devenues des ‘points noirs’ atteignant à l’esthétique et l’image de la ville.

La prolifération des décharges anarchiques est due aux causes suivantes :
Accroissement des travaux de construction et de restauration comme dû à l’expansion urbaine continue ;
Absence de décharges aménagées et spécifiques pour ces déchets en nombre suffisant ;
Absence de contrôle et de suivi minutieux des chantiers de construction ;
Ignorance des caractéristiques et des impacts négatifs de ces déchets sur le milieu.

Quantités et sources

Une étude pilote sur la gestion des déchets de démolition et de construction dans les zones du Grand Tunis, Sousse et Sfax a été élaborée en2004. Ces zones sont des régions à expansion urbaine continue avec ce qui l’accompagne d’accroissement des activités de construction et d’urbanisation.
Les quantités de ces déchets dans ces zones sont estimées comme suit :
Grand Tunis : 820000 m3 environ ;
Gouvernorat de Sousse : 125000 m3 environ ;
Gouvernorat de Sfax : 120000 m3 environ.

Les déchets de démolition et de construction sont générés par les chantiers de construction et travaux publics suivants :
Habitats neufs (réalisation et aménagement)
Réhabilitation de logements
Travaux d’assainissement
Activités industrielles
Bureaux et autres activités

Démolition de la médina
Travaux de parkings autos
Le taux de déchets produits par les chantiers de construction de logements neufs est de 45% ; celui des travaux publics (voiries et
assainissement) est de 37%.

Gestion actuelle

Absence de décharges municipales aménagées et réservées en nombre suffisants (intermédiaires ou finaux) ;
Les déchets de démolition et de construction sont le plus souvent déversés sans tri préalable des substances dangereuses dans des décharges anarchiques (dépassant les 82%) qui sont généralement des terres agricoles, des terres nues, des carrières abandonnées, ou aires naturelles comme les sebkhats, les forêts, les oueds et les plages…;
Absence de contrôle et de suivi minutieux des chantiers de construction et absence des entreprises privées de transport ;
Manque de ressources vouées à la gestion de ces déchets chez les communes, ce qui fait que leur gestion par celles-ci se contente de quelques campagnes exceptionnelles de propreté ou dans le cadre de la journée nationale de propreté et de préservation de l’environnement.
Ils sont parfois réutilisés comme remblais pour certaines zones marécageuses dans les rues, ou pour les oueds et les sebkhas sans étude préalable des impacts sur l’environnement, surtout s’ils sont rejetés dans des zones humides ou à haute salinité et contenant des substances dangereuses.


Système proposé

A court terme
Collecte et triage des déchets inertes, transfert à la décharge contrôlée des déchets ménagers en vue de leur utilisation comme matériaux de couverture, ou à une décharge intermédiaire ou finale autorisée par la commune de la région.
A moyen terme
Réalisation de centres de collecte et de tri de ces déchets et encouragement du secteur privé à leur recyclage et valorisation ;
Incitation du Ministère de l’Equipement, en particulier, à la réutilisation des déchets recyclés dans ses chantiers, et les organismes publics en général en vue de promouvoir le recyclage de ces déchets.